L’ANCIEN PARADIGME

Base perceptuelle de la population
Actuellement dans le contexte de COVID-19, nous allons voir la situation autour de cette pandémie. Nous observons tous dans la perception de la population, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres, la peur, la tristesse et l’affaiblissement et quelque fois même la colère. N’a-t-elle pas cette énergie qui la contraint de sentir tout cela ? N’est-elle pas succombée à la sensation d’impuissance alors qu’elle est habituée de vivre chacune selon ses forces routinières ? D’abord, cette population est ébahie face à une certaine audace inhumaine qu’on n’ose pas divulguer. Ensuite, elle est traumatisée et chagrinée par les pertes humaines et économiques. Et puis, elle est apeurée par l’étendue du dégât. N’est-il pas, finalement, que sa pulsion est dépourvue de capacité et qu’elle se replie sur elle-même ? Désormais, ne semble-t-elle pas être munie d’une logique de réflexion basée sur l’acceptation de l’incompréhensible et devenue obéissante et sage? Ne voyons-nous pas les expressions qui se manifestent dans ses communications ?


Glissement des comportements vers un nouveau système de référence
Dans ce cadre, beaucoup d’informations sur le COVID-19 circulent dans les réseaux sociaux. Nous pouvons constater que les médias formels sont en train d’être submergés par les échanges et partages de textes, d’audio et de vidéo numériques. Les réseaux sociaux trouvent plus de la proximité et de convivialité avec les gens. Ils deviennent mêmes inséparables. Une nouvelle référence de sens commun s’émerge et est en train de constituer un nouveau statut informel. Plus encore, elle commence à entrer dans les références conventionnelles des médias formels. Les publications et commentaires dans le Facebook sont, de temps en temps, pris par les journaux télévisés. Elle est en train de l’envahir car c’est elle-même qui devient source d’information et d’inspiration, moyen de communication et système de stockage personnalisé facile, fiable et économique. Il s’ensuit que les vérités sont en train d’être définies autrement. Les caractères technologiques de la réponse des réseaux sociaux tels que la proximité, la rapidité, l’instantanéité, la convivialité et la personnification deviennent les éléments fondamentaux et les règles dans le système de références émergent. Force est de constater le glissement de comportement vers un autre qui reflète la nouvelle référence. Réalisons-nous ce nouveau paradigme ? Sommes-nous vraiment comme tels ? Subissons-nous ou non le cours de ces événements ?


LE FUTUR PARADIGME

Les deux grandes nouvelles catégories sociales
De la logique ci-dessus, il s’avère qu’une formation extraordinaire de deux nouvelles catégories sociales apparaît, l’une est la catégorie de ceux qui peuvent se déplacer, acquérir des connaissances, se protéger et produire et l’autre est la catégorie de ceux qui n’en peuvent pas. Cette naissance se fonde évidement sur la technologie et la santé. Délicatement, plus la première catégorie a la possibilité de renforcer ce pouvoir, plus elle devient l’autorité. Mais, plus la deuxième catégorie est démunie de capacité, plus elle devient dépendante et opprimée. La puissance est donc unilatérale et une partie de la population est bénéficiaire et avantageuse. Néanmoins, la situation précipite tout le monde vers une révolution de caractère non seulement technologique mais aussi sanitaire. Ainsi, les êtres humains sont face au rapport ouverture/fermeture.


Les formes de changement.
En fait, les deux catégories précédentes ont leurs glissements de comportement respectifs. La première, pour un renforcement est constituée par une petite partie de population, dominée par la vie à tendance virtuelle. Tandis que la deuxième qui est pour une sorte de changement, elle est constituée par une grande partie, impuissante mais plus ouverte. Donc, cette dernière trouvera ses activités si elle prend cette ouverture à la démarche plus approfondie et à la vision plus étendue. Par conséquent, nous sommes face à une logique de double changement et de construction. Celle qui change une entité en une autre encore plus déterminée pour renforcer son pouvoir et son autorité. Et celle qui, dans le contexte mondial qui demande de transparence et de traçabilité entraînant la diminution du degré du privé et du secret, change pour une quête de changement. Ce sera la conséquence du glissement de comportement.


Place de la technologie.
L’évidence de la force de la technologie séparera davantage la population en catégorie libre avec plus d’autorité et en catégorie confinée en quête de révolution et engendrera un conflit. Mais, ce qui régira la vie ce sont la concrétisation de la libéralisation numérique difficilement contrôlable, la spéculation dans la libéralisation mentale et la libéralisation de la mutabilité. Par la suite, la future situation prévaut donc une conduite de recherche afin de satisfaire le besoin impératif de préparation en matière d’éducation et de technologie. N’est-ce pas un paradigme probable ?

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